Planification axée sur les risques

PLANIFICATION AXéE SUR LES RISQUES

Directive concernant l’élaboration d’un plan municipal d’urgence en cas d’inondation

Objet

Les municipalités de l’Ontario doivent avoir un programme de gestion des situations d’urgence en vertu de la Loi sur la protection civile et la gestion des situations d’urgence et du règlement 380/04. La Loi exige aussi des municipalités qu’elles adoptent des plans d’intervention d’urgence pour décrire la façon dont la municipalité et ses organismes interviendront en cas d’urgence. Bien qu’il puisse s’agir de documents de nature générale et fondés sur une approche englobant « tous les dangers », certaines municipalités préféreront préparer des plans et des procédures pour intervenir dans des types précis de situations d’urgence. Cette directive a pour objet de fournir davantage de conseils et d’aide aux municipalités qui souhaitent préparer un plan d’urgence en cas d’inondation.

Puisqu’il s’agit d’un document d’orientation, l’information qu’il contient ne vise pas à limiter les dispositions qu’une municipalité peut avoir adoptées dans sa démarche pour la planification des inondations. Les municipalités sont invitées à trouver d’autres sources d’information et à obtenir davantage d’orientation auprès des organismes dirigeants et d’autres spécialistes ou intervenants lorsqu’elles préparent leur plan d’urgence.

Objet et portée

L’objet de ce plan est de permettre une meilleure coordination d’une intervention d’urgence en cas d’inondation.

Un plan d’urgence en cas d’inondation doit contenir l’information ayant trait :

  • au rôle de l’office de protection de la nature ou du ministère des Richesses naturelles (MRN);
  • au rôle du coordonnateur municipal responsable de la prévention des inondations;
  • à l’identification des procédures et services municipaux prioritaires pour appuyer ces fonctions pendant une inondation;
  • aux rôles des autres paliers de gouvernement et des partenaires externes pour la préparation aux situations d’inondation et pour les interventions, et à la description des relations qu’il faut établir entre les différents organismes et autorités;
  • aux procédures à respecter pour préparer et diffuser de l’information exacte et bien coordonnée avec tous les autres organismes sur les situations d’urgence et aux fins d’information du public.

Autorité et mise à jour

[Nommez l’autorité en vertu de laquelle votre plan est rédigé (p. ex., règlements administratifs).]

[Discutez du cycle d’examen et de révision de l’annexe, qui en est responsable et à quelle fréquence la tâche devra être effectuée. Nous recommandons que cet examen soit fait annuellement ou après chaque événement associé au danger (c.-à-d. après un exercice, après une situation d’urgence réelle).]

Par exemple : « Ce plan est publié à l’Annexe____ du Plan d’intervention en cas d’urgence de ____________ conformément au règlement administratif _____ et de la Loi sur la protection civile et la gestion des situations d’urgence, L.R.O 1990. Le dépositaire du plan doit être _____________, qui est responsable de l’examen, de la révision et du test annuels du plan. »

Description des dangers et des risques

Caractéristiques du danger

Le ministère des Ressources naturelles (MRN) définit une inondation comme étant un débordement d’eau d’un lac, d’une rivière ou d’un cours d’eau qui menace la sécurité et le bien-être des personnes et peut endommager des biens publics ou privés. Les inondations peuvent être provoquées par un phénomène naturel (p. ex. météorologique), par la défaillance d’une structure (p. ex. un barrage) ou par une intervention humaine (p. ex. un détournement de cours d’eau).

On détermine généralement la gravité potentielle des inondations dans une région de l’Ontario selon la topographie, la capacité de rétention du sol, les tracés des lits des rivières (cours d’eau à méandres), les types d’utilisation du sol et la quantité et l’apport en eau dans le bassin hydrologique. Des niveaux d’eau élevés sont souvent dus à des débits extrêmes des cours d’eau, qui sont provoqués par des pluies et des fontes des neiges extrêmes. Dans bien des régions, les inondations surviennent en raison de la réduction de la capacité des canaux naturels par suite d’obstructions dues à l’accumulation de glace ou de débris. Ceux-ci « entravent » le mouvement de l’eau qui inonde les terres en dehors du cours d’eau. Les inondations surviennent également dans les Grands Lacs ainsi que dans les lacs intérieurs de grande dimension, et elles sont souvent dues aux niveaux élevés de ces lacs combinés au vent et à la pluie.

Caractéristiques du risque

Dans la plupart des régions de l’Ontario, la crue des réseaux hydrographiques survient généralement après la crue printanière et peut se reproduire s’il y a des orages pendant l’été ou une augmentation du ruissellement, à l’automne. Le changement climatique a également un impact et, lorsqu’ils sont combinés à des éléments comme la croissance démographique et l’urbanisation, ces facteurs peuvent accroître les pertes déjà élevées que provoquent les inondations.

En raison du fait que plusieurs municipalités de l’Ontario sont situées près de rivières, de lacs et d’autres plans d’eau, la possibilité d’inondations doit être prise en compte, de même que les éventuels impacts. Les inondations peuvent entraîner des pertes de vie et provoquer des dommages matériels. Les immeubles qui subissent des dommages peuvent présenter de graves problèmes de santé pour les occupants, même plusieurs années après une inondation, en raison de la moisissure qui s’est développée dans les murs et le contenu de ces immeubles.

Il est possible de réduire les dommages provoqués par les inondations grâce à l’identification et à la gestion consciencieuse des régions présentant des risques d’inondation. Les municipalités doivent examiner l’information mise à leur disposition par toutes les sources pertinentes afin de déterminer les risques que présente la menace d’une inondation dans leurs communautés. Cette évaluation doit être faite de concert avec les offices de protection de la nature et le ministère des Richesses naturelles. Ces deux organismes font partie intégrante du processus de développement d’un plan d’urgence en cas d’inondation. Les offices de conservation de la nature et le ministère des Richesses naturelles peuvent aider en fournissant une cartographie des plaines inondables et des données historiques, qui permettront de mieux identifier les zones vulnérables et les conséquences possibles (comme les menaces pour la population, les biens, l’industrie, les infrastructures essentielles, etc.).

Intervention

Mise en œuvre du plan

[Qui a l’autorité de mettre en œuvre le plan (p. ex., le Groupe municipal de maîtrise des situations d’urgence, l’organisme dirigeant)?]

[Qui tient à jour la liste d’avis aux partenaires externes?]

[Qui doit aviser les personnes ayant des responsabilités en vertu du plan et comment?]

Rôles et responsabilités

Le ministère des Richesses naturelles (MRN) a été désigné par décret comme responsable des interventions provinciales d’urgence en cas d’inondation. Le MRN transmet les messages de prévision des crues aux offices de protection de la nature et aux municipalités pour leur permettre de se préparer en prévision d’inondations locales, et d’en assurer le suivi et la gestion. Les messages de prévision des crues ne sont pas des avertissements d’inondation. Les offices de protection de la nature ont la responsabilité de transmettre les messages de prévision des crues. Il s’agit d’une responsabilité de compétence municipale et c’est la municipalité qui doit assurer le bien-être des résidents avec l’aide de la province qui soutient les mesures d’urgence prises par la municipalité.

Le MRN reconnaît l’importance des offices de protection de la nature à titre d’organismes clés favorisant une planification d’urgence coordonnée et la mise à jour des systèmes d’annonce de crues. En plus des offices de protection de la nature, le MRN traite directement avec les municipalités. Dans les territoires où il n’y a pas de structure municipale, le MRN assure la planification d’urgence, les prévisions de crues et les interventions d’urgence.

Si le premier ministre décrète une situation d’urgence, la province coordonne une intervention provinciale pour appuyer les mesures adoptées par la municipalité. Le premier ministre peut déléguer ses pouvoirs au ministre des Richesses naturelles, désignant ainsi le MRN comme ministère responsable.

Plusieurs organismes et autorités peuvent participer à une intervention d’urgence. Cela peut signifier que plusieurs Centres des opérations d’urgence (COU) et Groupes municipaux de maîtrise des situations d’urgence peuvent être à l’œuvre dans une même région et nécessiter une certaine coordination.

Les municipalités ne sont pas toutes exposées au même type d’inondation, qu’elles soient dues à un phénomène naturel, à une défaillance de structure ou à une intervention humaine. Le tableau ci-dessous présente un exemple de fonctions de gestion des situations d’urgence ainsi que les facteurs à considérer pour chaque type ainsi que pour les inondations en général. Il appartient à la municipalité de déterminer qui (quel organisme) est responsable de la mise en œuvre de ces fonctions.

Fonctions de gestion des situations d’urgence et facteurs à considérer

Type d’inondation :

Fonctions de gestion des situations d’urgence et facteurs à considérer

Phénomène naturel

  • Examen des cartes des plaines inondables et des données historiques pour déterminer les risques en fonction des probabilités et des conséquences, du secteur géographique, de la population, des biens et des infrastructures essentielles susceptibles d’êtres touchés.
  • L’événement répond-il aux critères de demande d’aide en vertu du Programme ontarien de secours aux sinistrés (POSS)?

Défaillance de structure

  • Examen des barrages, des systèmes d’évacuation des eaux (égouts pluviaux) et des autres structures pouvant provoquer l’inondation d’une communauté.
  • Parmi les éléments à examiner, mentionnons l’intégrité des structures et le scénario de la pire éventualité.
  • Examen des cartes des plaines inondables pour le scénario retenu de la pire éventualité et détermination des impacts pour la municipalité.
  • Détermination de la probabilité et des conséquences liées au risque.

Intervention humaine

  • Direction ou redirection du débit sans l’autorisation de l’office de protection de la nature ni du ministère des Ressources naturelles.

Généralités

  • Programme de sensibilisation et d’information du public.
  • Choses à faire et à ne pas faire en présence d’une situation d’urgence liée à une inondation.
  • Coordination avec le Centre provincial des opérations d’urgence (CPOU) et liaison par l’intermédiaire des équipes provinciales d’intervention en cas d’urgence, en particulier pour les interventions à l’échelle de la province ou particulières à une région, mais où les directives et les ordres sont transmis par une autorité provinciale.
  • Annulation des événements publics ou fermeture des installations publiques.
  • Évaluation des impacts de longue durée pour la municipalité :
  • évacuation;
  • fermetures de routes et détours;
  • mise en place d’équipement et déploiement de ressources humaines;
  • érection de murs de sacs de sable, le cas échéant;
  • impacts sur les infrastructures essentielles;
  • impacts sur la dotation des services de la municipalité;
  • nouvelles exigences et demandes de soutien ou besoins non comblés.
  • Évaluation des conséquences à court terme pour la municipalité et planification de la prestation immédiate de services et de fournitures en fonction :
  • de l’impact et de la durée possibles de l’inondation;
  • de la nécessité d’aménager des centres de réception ou d’évacuation;
  • de la nourriture et des abris pour les particuliers, les familles et les voyageurs;
  • de la protection des infrastructures essentielles désignées;
  • du soutien des services d’urgence, y compris du personnel et de l’équipement;
  • de la poursuite des activités du gouvernement pour les services et les fonctions essentielles;
  • des incidences sur les populations vulnérables;
  • du besoin de l’aide de bénévoles ou d’organismes de soutien.
  • Évaluation des conséquences à plus long terme pour la municipalité et planification des services et des approvisionnements futurs, comme :
  • prévision de la durée des inondations;
  • hébergement et aide sociale pour les particuliers et les familles susceptibles d’être perturbés par une évacuation;
  • aide financière aux résidents et aux entreprises grâce au Programme ontarien de secours aux sinistrés administré par le ministère des Affaires municipales et du Logement;
  • poursuite des activités des infrastructures essentielles identifiées;
  • soutien des services d’urgence, comprenant le personnel et l’équipement;
  • poursuite des activités du gouvernement pour les fonctions et les services essentiels, si l’on prévoit un effort de rétablissement difficile;
  • inspection des immeubles, des ponts et des routes endommagés;
  • information du public sur ce qu’il faut faire des biens endommagés;
  • enlèvement et élimination des débris – mise en place de conteneurs dans les zones touchées, élimination des frais d’accès aux sites d’enfouissement pour les résidents;
  • détermination des personnes admissibles et du type d’aide offert aux résidents ou aux entreprises dont les sous-sols doivent être vidés par pompage;
  • gestion des débris et des déchets toxiques.
  • Diffusion de l’information urgente dans les médias à l’intention du public, comme :
  • par l’intermédiaire des porte-parole locaux;
  • par des messages émanant de l’office local de protection de la nature ou du ministère des Richesses naturelles;
  • par des messages clés.
  • Création de procédures opérationnelles modifiées pour les premiers intervenants (Police, Incendie, SMU et Travaux publics)
  • Procédures/équipements particuliers de sauvetage.
  • Fermetures de routes planifiées.
  • Système d’alertes publiques.
  • Sacs de sable – permettront-ils d’atténuer l’événement, si oui, où et par qui?
  • Plans d’évacuation.
  • Opérations de rétablissement
  • Quand doivent-elles commencer et se terminer?
  • Examen de la politique et des procédures d’enlèvement des débris et d’aide aux propriétaires pour le pompage des sous-sols.
  • Information du public sur la façon appropriée de nettoyer les biens et les effets personnels.
  • Par qui l’évaluation des dommages matériels sera-t-elle effectuée?
  • Identification des populations vulnérables :
  • personnes âgées vivant seules;
  • personnes handicapées;
  • personnes sans-abri.
  • Programme de gestion des bénévoles :
  • Identification des zones où des bénévoles pourraient servir.
  • Évaluation du recours aux organismes existants et établissement des coûts éventuels.
  • Définition du processus d’enregistrement des bénévoles non affiliés.
  • Développement des programmes de formation.

Fonctions de gestion des situations d’urgence et facteurs à considérer

Évacuation et abri

[Quel est le protocole d’évacuation et d’abri sur place?

• Définissez les abris sur place et les procédures d’évacuation et l’hébergement d’évacués, s’il y a lieu (p. ex., des routes d’évacuation planifiées, et des procédures pour choisir des routes d’évacuation selon chaque situation d’urgence).

• Désignez les centres de réception, les centres d’évacuation et les responsabilités.

• Élaborez un plan pour les animaux et le bétail.

• Pensez aux répercussions du danger sur les routes d’évacuation.

Ententes avec les collectivités voisines

[Quel est le protocole d’évacuation et d’abri sur place?

• À considérer : Y a-t-il lieu d’évacuer ou de s’abriter sur place relativement à ce danger qui se distingue de votre plan d’évacuation et d’abri sur place?

• Définissez les abris sur place et les procédures d’évacuation et l’hébergement d’évacués, s’il y a lieu (p. ex., des routes d’évacuation planifiées, et des procédures pour choisir des routes d’évacuation selon chaque situation d’urgence).

• Désignez les centres de réception, les centres d’évacuation et les responsabilités.

• Élaborez un plan pour les animaux et le bétail.

• Pensez aux répercussions du danger sur les routes d’évacuation.

• Détaillez l’étendue de l’aide qui pourrait être fournie par la municipalité pour assister les personnes évacuées (financière, logistique/conseil).]

Information et communications sur les situations d’urgence

L’information relative à une situation d’urgence en cas d’inondation se classe généralement en deux catégories : l’information fournie par l’office de protection de la nature ou par le ministère des Richesses naturelles avant l’inondation, et l’information sur la situation d’urgence qui est diffusée pendant l’événement. Toute l’information qu’il faut diffuser au public doit être factuelle et précise, et elle doit provenir de sources qui font autorité, qui sont identifiables et auxquelles le public peut se fier et en qui il peut avoir confiance.

  1. Information avant l'inondation (phase d'avertissement)

La majorité de l'information sur les situations d'urgence qui doit être diffusée pendant cette phase sera rédigée et diffusée aux médias par les offices de protection de la nature ou par le ministère des Richesses naturelles. Il s'agit de systèmes progressifs, car l'information transmise au public et aux municipalités évolue à mesure que les événements se déroulent. La principale personne ressource à l'échelle de la municipalité pour assurer les communications avec l'office de protection de la nature ou le ministère des Ressources naturelles est le coordonnateur municipal responsable de la prévention des inondations.

  • Bulletins de sécurité sur le haut niveau des eaux : il s'agit d'avis généraux sur l'état éventuel du bassin hydrologique qui présente un risque (p. ex. débits élevés, glace dangereuse, rives glissantes). Ces consignes sont transmises au coordonnateur responsable de la prévention des inondations et au grand public par les médias à titre de messages d'intérêt public axés sur la sensibilisation. Ces consignes sont généralement publiées comme rappel général de la possibilité de débits élevés et de conditions dangereuses avant qu'un débordement ne survienne, avant la débâcle printanière ou à tout autre moment de l'année, selon les conditions qui prévalent.
  • Avis de risque d’inondation : il sert à informer le coordonnateur municipal responsable de la prévention des inondations ainsi que d'autres personnes ressources qu'il existe un risque d'inondation pour certains cours d'eau précis et certaines municipalités. Ces avis décrivent l'état du bassin hydrologique, les impacts éventuels et donnent des prévisions hydrométéorologiques. Ces avis n'appellent aucune mesure précise, mais ayant été avertis de la possibilité d'une inondation, les coordonnateurs municipaux responsables de la prévention des inondations doivent amorcer une vérification de leurs plans municipaux en cas d'inondation, commencer à surveiller les zones pouvant présenter un problème, et ils peuvent décider de rester en état d'alerte.
  • Avertissement d’inondation : ils indiquent qu'une inondation est imminente ou qu'elle se produit dans certains cours d'eau et certaines municipalités. Ces bulletins sont transmis aux coordonnateurs municipaux responsables de la prévention des inondations et à d'autres personnes ressources importantes, comme les services de police dont la municipalité est touchée par l'inondation, pour qu'ils puissent transmettre le message à d'autres personnes et services pertinents au sein de leur administration. Les fonctionnaires municipaux doivent émettre des avertissements aux résidents et aux entreprises menacés par l'inondation.
  1. Information sur les situations d'urgence en cas d'inondation (phase d'intervention)

Les offices de protection de la nature ou le ministère des Richesses naturelles émettent des messages concernant les crues et inondations aux municipalités touchées et aux médias, et ce sont les municipalités qui ont ensuite la responsabilité de communiquer les messages d'urgence au public.

L’agent municipal d’information sur les situations d’urgence coordonnera les outils d'information sur les situations d'urgence (comme les communiqués de presse, les conférences de presse, etc.) informant le public des mesures qu'il faut ou qu’il ne faut pas prendre pendant l'événement (de la façon décrite dans le Plan d'information sur les situations d'urgence). Ces mesures indiquent :

  • qui doit évacuer et à quel endroit;
  • ce qu'il faut faire avant de quitter sa résidence ou son établissement commercial;
  • ce qu'il faut prendre avec soi.

Des mises à jour de l'événement sont communiquées au public par les médias, et des exemplaires des communiqués de presse doivent être distribués au personnel qui participe à l'événement, car ces personnes peuvent se faire poser des questions ou être appelées à aider les membres du public. Les mises à jour doivent être affichées dans les lieux publics et les centres d'évacuation.

L’agent d’information sur les situations d’urgence doit collaborer avec les intervenants pour préparer l'information sur la situation d'urgence à l'intention des résidents qui réintègrent leur domicile ou leur établissement commercial. Cette information doit décrire les précautions à prendre avant d'entrer dans leur immeuble et de remettre les services publics en marche, et les procédures pour évaluer les dommages et nettoyer et restaurer leurs biens.

Des informations peuvent être nécessaires après l'événement pour les situations nécessitant une aide financière. Le programme ontarien d'aide aux sinistrés (POSS) fournit une orientation et des modèles qui seront utiles dans de tels cas.

Il est également à noter que Sécurité publique Canada et la Société canadienne d'hypothèques et de logement proposent de l'information sur leurs sites Web relativement à l'information sur les situations d'urgence reliées aux inondations; les adresses sont les suivantes : www.publicsafety.gc.ca; www.cmhc-schl.gc.ca

Ressources

[Relevez les ressources requises pour appuyer l’intervention à l’égard de ce danger ainsi que le processus pour les acquérir (p. ex., communiquer avec le Centre provincial des opérations d’urgence, les fournisseurs externes, les fournisseurs en tout temps, la gestion de la chaîne d’approvisionnement).]

[Incluez les facteurs de planification pour les ressources, y compris le matériel et le personnel :

  • zones de rassemblement et camps de base (p. ex., stationnement pour camions, aires de repos pour le personnel);
  • routes d'accès et transport;
  • besoin en compétences spéciales;
  • disponibilité et accessibilité des ressources (information requise et source);
  • coûts et réparations;
  • nourriture et gîte;
  • sécurité du personnel;
  • gestion du stress en cas d'incident critique;
  • planification de la relève dans le cadre des situations d'urgence prolongées;
  • redéploiement ou démobilisation des ressources;
  • référence aux plans auxiliaires ou complémentaires (annexes);
  • stocks/emplacement/articles.]

[Incluez les coordonnées des fournisseurs de ressources.]

Pensez aux ressources spécialisées dans les inondations qui seront nécessaires, par exemple :

  • Érection de mur de sacs de sable – les sacs de sable et le sable ne sont généralement pas stockés par les offices de protection de la nature ni par le ministère des Richesses naturelles. Qui sera en charge de l'érection des murs de sacs de sable; les résidents, le personnel de la municipalité, des bénévoles?
  • Pompage des sous-sols – la municipalité mettra-t-elle à contribution les employés des travaux publics et les camions d'incendie pour procéder au pompage dans les sous-sols?
  • Enlèvement des débris – la municipalité fournira-t-elle les camions/bennes à rebuts pour l'enlèvement des débris et des biens endommagés?

Il est plus facile de répondre à ces questions et à d'autres questions en consultant les divers partenaires avant qu'un événement comme une situation d'urgence causée par une inondation ne survienne.

Finances

[Précisez les procédures et les obligations financières, notamment :

  • contrats préexistants avec des fournisseurs en tout temps;
  • dépenses extraordinaires;
  • autorisation des dépenses (p. ex., qui a le pouvoir de signer un bon de commande?);
  • ressources humaines (p. ex., suivi des heures supplémentaires, des bénévoles et des conventions collectives);
  • récupération possible des coûts (p. ex., responsabilité civile);
  • endroit et procédure d’accès à une petite caisse d’urgence;
  • gestion des dons;
  • s’il y a lieu, communiquez avec le ministère des Affaires municipales et du Logement pour de plus amples renseignements sur le Programme ontarien de secours aux sinistrés (POSS) (voir le Guide de renseignements sur le POSS au http://www.mah.gov.on.ca/Page2343.aspx).]

Plans auxiliaires/complémentaires :

[ouverture et mise en fonction du COU, opérations du COU, ententes relatives aux travaux publics, ententes relatives aux services d’incendie]

Prévention

Réduit les probabilités qu’un événement se produise.

[Énumérez les mesures de prévention prises à ce jour relativement au danger − comme l’aménagement du terrain.]

Pensez à ce que font d'autres propriétaires/exploitants pour éviter le risque dans votre région (p. ex., écluse – compétence fédérale; barrages – Ontario Hydro, Ontario Power Generation (OPG) ou offices de protection de la nature).

Atténuation

Réduit les répercussions d’un événement.

Pensez à ce que font d'autres propriétaires/exploitants pour atténuer le risque dans votre région (p. ex., écluse – compétence fédérale; barrages – Ontario Hydro, Ontario Power Generation (OPG) ou offices de protection de la nature; détournement des débits/canaux de dérivation/bassin de retenue; retours d'eau résidentielle; stations de pompage).

Préparation

Les municipalités reçoivent généralement un avertissement d'inondation naturelle imminente. Malheureusement, ce n'est parfois pas le cas des défaillances de structures comme un barrage ou un système d'évacuation des eaux (égout pluvial). La consultation des propriétaires/exploitants des structures de régularisation des eaux est nécessaire pour définir un scénario de la pire éventualité, les systèmes d'alertes publiques ainsi que les probabilités et les conséquences.

L'information du public doit comprendre l'explication des risques présentés par ces structures. La planification préalable et les systèmes d'alertes publiques sont utiles pour assurer la gestion de ce danger.

Comme pour les autres types de plans, lorsque le modèle a été créé, il faut procéder à un exercice pour tester les dispositions et les procédures. L'exercice peut également servir à sensibiliser le personnel et le public à ce genre d'initiative, et à promouvoir la préparation individuelle.

Planification de la continuité des opérations (PCO)

[Selon les pratiques recommandées, pensez inclure la PCO dans le cadre de votre processus de gestion du risque. Examinez l’emplacement des services, des installations et des infrastructures de la municipalité pouvant être touchées par un danger.]

Le tableau ci-dessous dresse la liste de certains facteurs clés dont doivent tenir compte les municipalités pour assurer la continuité des opérations. Chaque municipalité adoptera sa propre démarche et ses priorités, mais la plupart d'entre elles devront considérer les éléments ci-dessous dans leur processus de planification :

Planification de la continuité des opérations (PCO)

Tâches

Facteurs à considérer

Stratégies d'atténuation et de préparation

Établissement des services essentiels prioritaires

  • Examen exhaustif (tous les services)
  • Entretien des infrastructures essentielles
  • Évaluation d'autres modèles de prestations des services (p. ex. technologie)
  • Obtention d'un consensus
  • La haute direction définit le processus
  • Mobilisation de tous les employés

Identification des risques

  • Dotation déficitaire
  • Pénurie d'approvisionnements
  • Dépendance envers les organismes externes
  • Populations vulnérables

Élaboration des plans d'urgence

  • Dotation
  • Programmes d'information des employés
  • Formation polyvalente
  • Plan de rechange pour le transport des employés
  • Évaluation d'autres sources de compétences et de main-d'œuvre
  • Lieu de travail souple (télétravail)

Élaboration des plans d'urgence

  • Pénurie d'approvisionnements
  • Étendre la liste des fournisseurs
  • Constituer des stocks

Élaboration des plans d'urgence

  • Problèmes de ressources humaines/juridiques
  • Améliorer les mécanismes de soutien des employés
  • Problèmes de conventions collectives (refus de travailler, sous-traitance)
  • Création d'ententes d'aide mutuelle
  • Établissement de politiques pour les réductions de prestations de services ou les fermetures d'immeubles

Élaboration des plans d'urgence

  • Communications
  • Système interne pour le personnel
  • Procédures externes pour le public
  • Diversité linguistique, le cas échéant

Élaboration des plans d'urgence

  • Gestion
  • Prérogatives du chef du conseil lors d'une urgence déclarée
  • Nomination de suppléants pour les postes de gestion et de supervision
  • Formation spéciale offerte au personnel de gestion sur les ententes et les rajustements de politique en situation d'urgence

Planification de la continuité des opérations (PCO)

Rétablissement

Un plan de rétablissement définit le travail préparatoire pour les fonctions suivantes de rétablissement :

  • réadaptation médicale des victimes;
  • gestion des débris – pensez à annuler les redevances de déversement;
  • besoins psychosociaux;
  • sécurité des travailleurs d'urgence;
  • rémunération et gestion financière;
  • gestion des dons;
  • information sur les situations d'urgence et information du public - comment nettoyer les structures endommagées par une inondation;
  • coordination des activités municipales, provinciales et fédérales comme celles entreprises pour l'administration du Programme ontarien de secours aux sinistrés;
  • enregistrement et analyse des données pour la responsabilisation et l'analyse d'après crise pouvant mener à la formulation de suggestions d'atténuation;
  • demande d'un allégement temporaire des lois sur l’environnement;
  • processus d'évaluation des dommages aux structures;
  • service de santé avec le service des immeubles – contamination des puits et des installations septiques;
  • coordination du rétablissement des services publics.

Activités d’après-crise

Comptes rendus

[Pensez à des procédures de rapport après-crise, comme :

  • compte rendu rapide tactique (rétroaction immédiate);
  • compte rendu opérationnel plus détaillé;
  • questionnaire (aux bénévoles, entrepreneurs, médias, propriétaires d’installations, etc.) afin de relever les lacunes et de retenir des améliorations à apporter;
  • élaboration d’un rapport d’après-crise, d’un rapport financier et d’un rapport au comité/conseil du programme.]

[Désignez la personne responsable de les générer, à quel moment les générer, à qui ils seront présentés et comment incorporer les leçons tirées au plan sur les dangers.]

[Blank]